Txapulines al limón

lunes, octubre 31, 2005

Las mejores películas de los 90 (IX): Cyrano de Bergerac

Cyrano de Bergerac (1990) estuvo durante muchos años en el primer puesto indiscutible de mis películas favoritas de todos los tiempos. Eran años de adolescencia, y por lo tanto de complejos y de amores platónicos y romanticismo exagerado. Mi identificación con el personaje era total.

Claro que el mérito no es exclusivo de la película de Jean-Paul Rappenau, que es excelente en su factura, destacando las interpretaciones, el diseño de producción (escenarios y vestuario), la música, la fotografía, el montaje..., vamos, que toda la peli en sí es redonda, pero es que además se basa en una obra maestra de la dramaturgia francesa de finales del siglo XIX. Curiosamente la obra es mucho más reciente de lo que podía parecer; Edmond Rostand publicó el Cyrano en 1897, unas cuantas décadas después de que Víctor Hugo (el representante del romanticismo francés) publicara sus obras más famosas. La obra de teatro original es en verso y nos cuenta la historia de Cyrano de Bergerac, un escritor acomplejado por su gran nariz y profundamente enamorado de su prima Roxanne.



Uno de los méritos principales de la película es, aparte de respetar la obra original, la elección de Gerard Depardieu para el papel principal, quien está soberbio en el que ha sido el papel de su vida, el que lo lanzó a la fama a nivel internacional y que no ha vuelto a igualar ni siquiera haciendo de Cristóbal Colón (1492), de Edmundo Dantés (El conde de Montecristo), o de Obélix (van por la tercera de Astérix y Obélix...). Del resto de intérpretes sólo es conocido fuera de Francia Vincent Pérez, quien hace de Christian, el guapo enamorado de Roxanne que pide a su amigo Cyrano que interceda por él en el arte de escribir poesías para su amada.

La historia tiene ritmo, humor, drama y mucha épica con duelos de espadas a la luz de la luna, poesías bajo el balcón, cartas de amor desde el frente y un tristísimo final acorde y coherente con el tozudo personaje. Si yo fuera actor, ésta sería una de las primeras obras que me aprendería, y empezaría por aquí:

LE VICOMTE
(Il s'avance vers Cyrano qui l'observe, et se campant devant lui d'un air
fat)
Vous. . .vous avez un nez. . .heu. . .un nez. . .tres grand.

CYRANO (gravement)
Tres!

LE VICOMTE (riant)
Ha!

CYRANO (imperturbable)
C'est tout?. . .

LE VICOMTE
Mais. . .

CYRANO
Ah! non! c'est un peu court, jeune homme!
On pouvait dire. . .Oh! Dieu!. . .bien des choses en somme. . .
En variant le ton,--par exemple, tenez
Agressif 'Moi, monsieur, si j'avais un tel nez
Il faudrait sur-le-champ que je me l'amputasse!'
Amical 'Mais il doit tremper dans votre tasse!
Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap!'
Descriptif 'C'est un roc!. . .c'est un pic!. . .c'est un cap!
Que dis-je, c'est un cap?. . .C'est une peninsule!'
Curieux 'De quoi sert cette oblongue capsule?
D'ecritoire, monsieur, ou de boite a ciseaux?'
Gracieux 'Aimez-vous a ce point les oiseaux
Que paternellement vous vous preoccupates
De tendre ce perchoir a leur petites pattes?'
Truculent 'Ca, monsieur, lorsque vous petunez,
La vapeur du tabac vous sort-elle du nez
Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminee?'
Prevenant 'Gardez-vous, votre tete entrainee
Par ce poids, de tomber en avant sur le sol!'
Tendre 'Faites-lui faire un petit parasol
De peur que sa couleur au soleil ne se fane!'
Pedant 'L'animal seul, monsieur, qu'Aristophane
Appelle Hippocampelephantocamelos
Dut avoir sous le front tant de chair sur tant d'os!'
Cavalier 'Quoi, l'ami, ce croc est a la mode?
Pour pendre son chapeau, c'est vraiment tres commode!'
Emphatique 'Aucun vent ne peut, nez magistral,
T'enrhumer tout entier, excepte le mistral!'
Dramatique 'C'est la Mer Rouge quand il saigne!'
Admiratif 'Pour un parfumeur, quelle enseigne!'
Lyrique 'Est-ce une conque, etes-vous un triton?'
Naif 'Ce monument, quand le visite-t-on?'
Respectueux 'Souffrez, monsieur, qu'on vous salue,
C'est la ce qui s'appelle avoir pignon sur rue!'
Campagnard 'He, arde! C'est-y un nez? Nanain!
C'est queuqu'navet geant ou ben queuqu'melon nain!'
Militaire 'Pointez contre cavalerie!'
Pratique 'Voulez-vous le mettre en loterie?
Assurement, monsieur, ce sera le gros lot!'
Enfin, parodiant Pyrame en un sanglot
'Le voila donc ce nez qui des traits de son maitre
A detruit l'harmonie! Il en rougit, le traitre!'
--Voila ce qu'a peu pres, mon cher, vous m'auriez dit
Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit
Mais d'esprit, o le plus lamentable des etres,
Vous n'en eutes jamais un atome, et de lettres
Vous n'avez que les trois qui forment le mot sot!
Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut
Pour pouvoir la, devant ces nobles galeries,
Me servir toutes ces folles plaisanteries,
Que vous n'en eussiez pas articule le quart
De la moitie du commencement d'une, car
Je me les sers moi-meme, avec assez de verve,
Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.
y por el posterior duelo de espadas, donde:
CYRANO
(Declamant)
'Ballade du duel qu'en l'hotel bourguignon
Monsieur de Bergerac eut avec un belitre!'

LE VICOMTE
Qu'est-ce que c'est que ca, s'il vous plait?

CYRANO
C'est le titre.

LA SALLE (surexcitee au plus haut point)
Place!--Tres amusant!--Rangez-vous!--Pas de bruits!

Tableau. Cercle de curieux au parterre, les marquis et les officiers meles aux bourgeois et aux gens du peuple; les pages grimpes sur des epaules pour mieux voir. Toutes les femmes debout dans les loges. A droite, De Guiche et ses gentilshommes. A gauche, Le Bret, Ragueneau, Cuigy, etc

CYRANO (fermant une second les yeux)
Attendez!. . .je choisis mes rimes. . .La, j'y suis.
(Il fait ce qu'il dit, a mesure)
Je jette avec grace mon feutre,
Je fais lentement l'abandon
Du grand manteau qui me calfeutre,
Et je tire mon espadon;
Elegant comme Celadon,
Agile comme Scaramouche,
Je vous previens, cher Mirmydon,
Qu'a la fin de l'envoi je touche!
(Premiers engagements de fer)


Vous auriez bien du rester neutre;
Ou vais-je vous larder, dindon?. . .
Dans le flanc, sous votre maheutre?. . .
Au coeur, sous votre bleu cordon?. . .
--Les coquilles tintent, ding-don!
Ma pointe voltige une mouche!
Decidement. . .c'est au bedon,
Qu'a la fin de l'envoi, je touche.


Il me manque une rime en eutre. . .
Vous rompez, plus blanc qu'amidon?
C'est pour me fournir le mot pleutre!
--Tac! je pare la pointe dont
Vous esperiez me faire don;--
J'ouvre la ligne,--je la bouche. . .
Tiens bien ta broche, Laridon!
A la fin de l'envoi, je touche.
(Il annonce solennellement)
Envoi.
Prince, demande a Dieu pardon!
Je quarte du pied, j'escarmouche,
Je coupe, je feinte. . .
(Se fendant)
He! la, donc!
(Le vicomte chancelle; Cyrano salue)
A la fin de l'envoi, je touche!
Tenéis toda la escena aquí.
(Si alguien encuentra una buena traducción, que me lo diga)